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Chapitre pour le Jour de Pâques
Abbaye de Scourmont
Mission pour la vie
Nous avons eu de belles célébrations liturgiques ces derniers jours, et nous avons entendu de nombreuses lectures cette nuit. Les paroles n’ont pas manqué.Il ne convient donc pas de faire un long « chapitre » ce matin.Je crois d’ailleurs avoir déjà souhaité de Joyeuses Pâques à chacun d’entre vous. Je veux quand même le faire de nouveau à vous tous comme Communauté.
Le Christ est vraiment ressuscité !Alléluia !
Dans mon bureau, sur le mur qui fait face à la porte d’entrée, il y a un tableau où vous pouvez voir deux caractères japonais dans une très belle calligraphie. Ces deux caractères représentent le mot Chi-mai.C’est l’oeuvre du Maître Zen, Hōzumi Genshō de Kyoto, qui donne de temps à autre des sessions de méditation en notre hôtellerie et qui m’a donné ce tableau.Il a rendu ainsi le mot « Chimay » par deux caractères japonais qui se prononcent « Chi-mai » et qui signifient « mission pour la vie ». Je trouve que c’est un très beau nom !
En cette belle fête de la Résurrection, qui est la fête de la Vie, puisque c’est la fête de la victoire sur la mort, je crois qu’il est bon de se rappeler que la mission de notre communauté est de nourrir la vie : la nourrir en chacun de nous personnellement, en nous comme communauté, mais aussi la nourrir en tous ceux qui viennent prier avec nous – et ils ont été nombreux en ces Jours Saints – et en tous ceux qui entrent en contact d’une façon ou de l’autre avec notre abbaye. Il est bon de se rappeler que nous avons cette « mission ».
Rappelez-vous de nouveau les mots du Prologue de la Règle où Benoît cite la phrase de l’Écriture : « Quel est celui qui désire la vie... ? ». Et il offre la vie monastique selon sa Règle à ceux qui répondent « oui » à cette question.
Si nous sommes au monastère, c’est que nous voulons vivre en plénitude, quel que soit notre âge, que nous soyons dans notre premier ou notre deuxième siècle de vie !
Donc, en cette fête de la Résurrection, je vous souhaite à tous la plénitude de la Vie.
Armand VEILLEUX
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Dimanche des Rameaux
Chapitre à la Communauté de Scourmont
13 avril 2014
La parole me réveille chaque matin
Dans le petit livre Les récits d’un pèlerin russe, il y a un beau passage (que je cite de mémoire) où après avoir décrit sa pratique de la « prière de Jésus », il dit : « Un matin, la prière me réveilla ». Il ne dit pas qu’il se mit à prier dès qu’il se réveilla. Il dit que la prière, qui continuait en lui durant son sommeil, le réveilla. Ce teste est probablement inspiré du passage du livre d’Isaïe que nous avons à la première lecture de la Messe d’aujourd’hui, et que nous venons d’entendre à Laudes : « La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille » et la suite du texte est très importante : « ...elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire ». Et tout cela nous rappelle évidemment le premier mot de la Règle de saint Benoît, qui décrit l’attitude la plus fondamentale du moine : « Écoute... ». Écouter est autre chose qu’entendre. Et la « Parole » est autre chose que des mots. Nous entendons tout au long de la journée beaucoup de mots et de bruits. La « parole », la parole vraie, entre personnes humaines, est plus rare. La parole n’est pas faite simplement pour être entendue ; elle doit être « écoutée ». Et cela est vrai avant tout pour la Parole de Dieu, celle qu’il prononce sans cesse en nos coeurs, qui nous donne la vie, et qui nous réveille chaque matin, si nous y sommes suffisamment présents.
Mais ce n’est pas tout. La Parole entendue doit être transmise à d’autres. C’était le début de la lecture d’Isaïe que nous avons entendue à Laudes : « Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus. »
Nous allons entendre deux fois cette semaine le récit de la Passion de Jésus : ce matin selon saint Matthieu et vendredi, selon saint Jean. Tout au long de cette Sainte Semaine nous allons entendre aussi beaucoup d’autres textes bibliques nous parlant des souffrances du Messie. Nous avons déjà entendu ou lu ces textes de nombreuses fois, année après année. Si nous les lisons de nouveau ce n’est pas simplement pour nous rafraichir la mémoire. Nous les relisons afin que la Parole qu’ils véhiculent nous atteigne dans notre aujourd’hui tant individuel que collectif.
Il me semble que la première phrase du texte d’Isaïe, que je viens de citer, pourrait nous servir de grille de lecture pour toutes nos célébrations de la Semaine Sainte. Isaïe nous présente l’image du Serviteur de Yahvé, juste victime de la violence et de l’oppression injuste. Jésus, dans sa Passion, non seulement est la réalisation de cette prophétie, mais il incarne et représente tous les justes de tous les temps, victimes de l’ambition, de la jalousie, de la convoitise. Sa mort est la prophétie de la mort de toutes les victimes innocentes des guerres et des oppressions de toutes sortes. Et Pilate incarne dans sa faiblesse et ses calculs égoïstes tous ceux qui, au long des âges, ne cessent de se laver les mains devant les injustices qu’ils ne peuvent s’empêcher de reconnaître comme telles, mais qu’il serait trop dérangeant de dénoncer.
Nous pouvons mettre dans la bouche de Jésus ces paroles d’Isaïe :
Dieu mon Seigneur m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus.
Il n’est pas rare de nos jours d’entendre des personnes dire qu’elles n’en peuvent plus. La crise économique qui depuis plusieurs années frappe tous les pays et qui frappe plus durement les plus faibles, est loin d’être terminée. Les populations de nombreux pays croulent sous les mesures d’austérité, qui ne font qu’aggraver la situation. Même près de nous le nombre des personnes réduites à demander de l’aide en disant qu’elles n’en peuvent plus augmente sans cesse. Et plusieurs autres n’en peuvent plus pour d’autres raisons, soit familiales, soit religieuses.
Le Message de l’Écriture est que Quelqu’un est venu sur notre terre pour réconforter tous ceux qui n’en peuvent plus. Et comment l’a-t-il fait ? – En « se laissant instruire », comme dit Isaïe, en devenant lui-même quelqu’un qui n’en peut plus. Ce que nous révèle le récit de la Passion, ce n’est pas un Dieu tout-puissant qui viendrait nous réconforter dans notre faiblesse. C’est au contraire un Dieu qui n’en peut plus. Un Dieu qui ressent « frayeur et angoisse » lorsqu’il approche de la mort. Un Dieu qui dit « mon âme est triste jusqu’à mourir », un Dieu qui meurt dans un grand cri après avoir dit « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». Un Dieu aussi humain qu’il est possible de l’être et qui nous révèlera par sa victoire sur la mort que nous sommes faits pour la Vie et qu’il y a, en nous aussi, une semence de résurrection et de vie éternelle.
Ce Dieu qui est en proie à la contestation, qui est trahi par l’un des siens, qui est mis à mort pour des raisons d’ambition politique, c’est l’expression ultime de l’Emmanuel, le Dieu avec nous, que nous avons célébré à Noël. Et c’est sur le fait qu’il s’est montré « avec nous » dans tous les aspects de notre vie que repose notre espérance d’être pour toujours « avec Lui ».
Armand Veilleux
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Chapitre du 4 mai 2014
Communauté de Scourmont
Réflexion sur le sacerdoce
L’ordination sacerdotale que nous avons eue hier est l’occasion de réfléchir un peu sur le sacerdoce et sa place dans la vie d’un moine.
Cependant je voudrais tout d’abord souligner comment la célébration d’hier a été une belle expression de l’insertion de notre communauté dans l’Église et la société. C’était avant tout une célébration communautaire, puisque c’est un membre de la communauté qui était ordonné pour exercer un ministère dans la communauté. Le lien avec notre Église locale était évident, puisque c’est l’évêque du diocèse où se trouve notre monastère qui ordonnait Damien.Et un bon nombre de prêtres du diocèse, reliés au monastère de diverses façons étaient aussi présents. Le lien avec l’Église universelle était souligné par la présence de prêtres et fidèles du diocèse de Soissons, où est né Damien, accompagnant sa nombreuse famille. Le lien avec l’Ordre était souligné par la présence de notre Père Immédiat et de moines et moniales d’autres monastères de notre Ordre. Il faudrait aussi mentionner la présence d’autres communautés monastiques du pays.Enfin les liens tout à fait spéciaux que maintient Scourmont avec la population locale étaient évidents dans la présence des nombreux amis de la communauté, y compris celle de plusieurs membres du personnel laïc de l’abbaye et des sociétés reliées à l’abbaye, sans oublier, bien sûr, les Laïcs cisterciens.C’était donc à la fois une fête communautaire et une célébration d’Église.
Mais je pensais surtout, ce matin, réfléchir sur le sens du sacerdoce. Et pour cela j’ai relu, hier, ce que dit le Catéchisme de l’Église universelle, qui fait une synthèse des enseignements de Vatican II sur le sujet.
On ne peut, évidemment comprendre le sacerdoce chrétien sans le relier au sacerdoce du Christ, auquel il est une participation. Dans la Nouvelle Alliance, il n’y a qu’un seul sacrifice et qu’un seul prêtre. À travers la célébration de l’Eucharistie le sacrifice du Christ n’est pas multiplié, ni même renouvelé ou répété.Il est simplement rendu présent, pour que nous puissions y communier. Le prêtre est un fidèle qui participe d’une façon particulière au sacerdoce du Christ à travers des ministères qui lui sont confiés.
Il est intéressant que le Catéchisme, dans la ligne de Vatican II, après avoir décrit le rôle sacerdotal du Christ, dit que toute l’Église est « sacerdotale » et que c’est tout d’abord l’ensemble des fidèles qui, de par leur baptême et leur confirmation, participent, chacun selon sa vocation, au sacerdoce du Christ. Au sein du Peuple de Dieu certains sont appelés à exercer un sacerdoce ministériel et sont ordonnés à cet effet. Ces deux sacerdoces – le sacerdoce universel des fidèles et le sacerdoce ministériel -- sont ordonnés l’un à l’autre. Comment ? La réponse de Vatican II (reprise dans le Catéchisme de l’Église universelle et plus récemment dans la dernière encyclique du Pape François), est que le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce universel. Le rôle des ministres ordonnés est de permettre à tous d’exercer leur sacerdoce universel, les uns et les autres participant à l’unique sacerdoce du Christ.
C’est une très belle vision, qui permet de comprendre aussi la place du sacerdoce dans la vie monastique.L’attitude des premiers moines, en Égypte en particulier, était de refuser le sacerdoce et de se contenter du ministère des prêtres nommés par les évêques.Assez rapidement se développa l’habitude que nous retrouvons dans la Règle de saint Benoît, de faire ordonner quelques prêtres pour les besoins du monastère. Par la suite, beaucoup plus tard, se développa une tendance à faire ordonner tous les moines puis un retour à la conception d’un monachisme laïc avec le nombre de prêtres nécessaires pour les besoins sacramentels.
L’important est de comprendre que tous les Chrétiens et donc tous les moines (et moniales !) participent au sacerdoce du Christ. Dans l’Église, ceux qui sont ordonnés prêtres ne sont pas plus chrétiens que les autres, mais ils reçoivent un ministère pour aider les autres chrétiens à vivre leur vie chrétienne et donc à exercer leur sacerdoce universel.De même, un moine qui est ordonné prêtre, n’est pas plus moine que les autres, mais il a un ministère sacramentel à remplir au service de la communauté monastique et, éventuellement, au nom de la communauté, auprès des fidèles qui viennent au monastère.
Donc, une ordination, au sein de la communauté, c’est une grâce non seulement pour la personne qui reçoit cette ordination, mais pour toute la communauté.Finalement elle nous rappelle que le sacerdoce le plus important est le sacerdoce universel de tous les Chrétiens qui participent tous au sacerdoce du Christ, puisque le sacerdoce ministériel est ordonné à ce sacerdoce universel.
C’est aussi l’occasion pour nous de prier pour les vocations dans notre Église diocésaine et dans les autres diocèses de Belgique et de France.Nous avons actuellement le spectacle autour de nous de quelques prêtres très âgés qui consacrent énormément d’énergies au service de quelques douzaines de paroisses sans curés. Demandons au Seigneur d’ouvrir le coeur de plusieurs jeunes à un appel au service de leurs frères dans le sacerdoce ministériel.
Armand VEILLEUX
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Le nouvel évêque de Rome
Dans un entretien récent j’ai commenté la note par laquelle Benoît XVI annonçait sa démission aux cardinaux réunis en consistoire.Aujourd’hui j’aimerais commenter le mot de salutation du pape François aux fidèles assemblés sur la Place Saint Pierre le soir de son élection.
Le nom de François qu’il a choisi est déjà tout un programme. Un programme qui correspond d’ailleurs à ce qu’on sait de son mode de vie comme archevêque de Buenos Aires.Mais, pour le moment, je m’en tiendrai au texte même de son allocution.
On peut noter d’abord le ton de bonhommie.Ses premiers mots ne sont pas des mots solennels et hiératiques, mais les mots d’une salutation toute normale « Frères et soeurs, bonsoir ». Et il termine son bref discours par une salutation tout aussi familière : « Bonne nuit et bon repos ».
Ce qui est le plus frappant est que, du début à la fin de son discours, il se situe comme évêque de Rome, et qu’il ne fait aucune allusion à son rôle personnel à l’égard de l’Église universelle.Il mentionne simplement, comme en passant que l’Église de Rome, dont il est devenu évêque, « est celle qui préside toutes les Églises dans la charité ». Il s’agit d’une vision théologique d’une très grande importance.
Alors que tout le monde parle depuis des semaines de celui qui sera le nouveau « pape », il précise, dès la première phrase de son allocution que «la tâche du Conclave était de donner un Évêque à Rome. Et, après une remarque humoristique sur le fait qu’on est allé le chercher quasiment à l’autre bout du monde, il ajoute : « C’est là que nous en sommes ! La communauté diocésaine de Rome a son Évêque ». Les mots sont choisis ne parle pas de la réalité abstraite du diocèse, mais bien de la réalité vivante de « la communauté diocésaine de Rome ». Il mentionne aussi le cardinal Vicaire de Rome qu’il a à ses côtés dans la loggia. Et lorsqu’il fait allusion à son prédécesseur, pour demander de prier pour lui, il ne l’appelle pas « le pape émérite » selon le titre que la curie avait décidé qu’on lui donnerait.Il l’appelle « notre Évêque émérite, Benoît XVI ».
Ces nuances de langage ne sont pas sans importance.À partir du moment où les papes ont commencé à voyager à travers le monde, les commentateurs ont souvent utilisé l’expression d’évêque de l’Église universelle ; ce qui est une erreur théologique.La théologie la plus traditionnelle enseigne que chaque évêque, même s’il est – pour le moment – nommé par Rome, reçoit son autorité directement de Dieu et que chaque évêque a, dans son diocèse la même autorité que l’évêque de Rome sur son propre diocèse.L’évêque de Rome, étant le successeur de Pierre, à qui le Christ a confié la mission de confirmer ses frères dans la foi, préside à la communion de toutes les Églises.Le pape François le dit d’une façon un peu différente, lorsqu’il dit, comme je l’ai rappelé il y a un instant, que c’est l’Église de Rome qui préside toutes les Églises dans la charité. Il y a probablement là la base pour un déblocage majeur du mouvement œcuménique.
Le pape François n’était certainement pas sans ignorer qu’il y avait sur la Place Saint-Pierre de nombreux touristes venant de toutes les parties du monde. Et pourtant, tout au long de son allocution il ne s’adresse qu’à ses diocésains de Rome.Et quelle est la première chose que le pape François fait avec sa communauté diocésaine ? Il ne leur fait pas de grands discours théologiques ou recommandations morales.Il les fait prier – prier pour leur évêque émérite – en utilisant tout simplement la prière qui vient tout droit de l’Évangile, le Pater, mais en italien.
Il explique ensuite qu’eux et lui commencent ensemble un cheminement qu’il veut un cheminement de fraternité, d’amour, de confiance. Il les invite à prier les uns pour les autres et pour le monde entier afin qu’advienne une grande fraternité.
Un autre moment important de cette brève rencontre du pasteur avec sa communauté ecclésiale, est qu’il les invite à le bénir, en intercédant sur lui, dans le silence, la bénédiction de Dieu avant qu’il n’intercède lui-même la bénédiction de Dieu sur le Peuple. Et il s’incline longuement pour recevoir la bénédiction.Il y a là une reconnaissance très explicite du sacerdoce universel des laïcs. C’est le « fidèle » François qui, même s’il est pape, reçoit la bénédiction des autres fidèles.
Au début et à la fin il remercie la foule pour son accueil.Ces mots aussi ne sont pas à prendre à la légère.Il ne se considère pas comme quelqu’un établi sur le diocèse de Rome ou sur l’Église entière, soit par Dieu soit pour le Conclave. Il considère plutôt qu’il a été « donné » par le Conclave à l’Église qui est à Rome et qu’il est accueilli en son sein par la communauté ecclésiale de Rome.
Lorsqu’il parle de « ses frères les cardinaux » qui l’ont élu, il affirme aussi la collégialité épiscopale -- cette collégialité affirmée par Vatican II, mais qu’aucun pape depuis lors n’a su comment mettre en exercice.Les Synodes de l’Église universelle devaient être un exercice de collégialité, mais n’ont été jusqu’ici que des organes de réflexion ou de consultation et non des organes de décision collégiale.
L’avenir nous dira si ce pape voyagera de par le monde comme ses deux prédécesseurs.Je ne serais pas surpris qu’il opte plutôt pour se promener à pied ou en métro dans la ville de Rome comme il le faisait à Buenos Aires. Ira-t-il à des événements comme les Journées Mondiales de la Jeunesse l’été prochain, à Rio ? C’est probable, mais pas certain. S’il décidait de ne pas y aller cela pourrait avoir une signification profonde. Cela permettrait à ces rencontres de trouver un nouveau souffle en se dissociant du culte de la personne du pape, qui a de plus en plus marqué ces rencontres, et en renvoyant les jeunes à leurs propres pasteurs.
Il me semble que nous nous retrouvons en plein dans la ligne ecclésiologique de Vatican II.Prions pour que pontificat apporte un nouveau souffle à la mise en oeuvre du Concile, en son cinquantième anniversaire.
Scourmont, le 17 mars
Armand Veilleux
mars 2013)



